FORTUNE CRITIQUE : « La réalité se reverbère en moi, produisant une espèce de cataclysme intérieur, qui me transforme et se traduit par une autre réverbération qui aboutit elle-même à la création d’un objet. Mais pour que cette œuvre existe pleinement il est impératif que cette réverbération soit exprimée et transmise à son tour à un spectateur... (cliquez ici pour lire tout le texte)

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LE DERNIER VOYAGE - Voyage au liban : « Cher Fadi, Je commence à redescendre sur terre après cette semaine aux nuages dans ce pays de princes. J'ai aimé le raffinement inné de tous ces gens avec ce "don de gente"`comme on dit en espagnol. J'ai aimé ton accueil et celui d'Allia que j'ai mieux connu. J'ai aimé ta passion pour la peinture et pour ton pays... (cliquez ici pour lire tout le texte)



« (…) À l’écart des offensives d’un néo-expressionnisme bâtard, en mal de reconnaissance, vers lequel, par sa génération, il aurait pu se tourner, Fabian Cerredo affronte le réel sans complaisance... (cliquez ici pour plus d'extraits lu dans la presse)

« (…) S’il exprime une nécessité de la sensibilité actuelle, le retour de l’expressionnisme n’est pas unifié dans sa pratique. Certains n’en voient que l’écume, d’autres y cherchent les pulsions les plus vitales de leur âme...

« (…) Des traits aux contours volontairement mal définis, exécutés à l’aide d’un pinceau large ; des couleurs neutres vibrant par endroits de taches vivaces, définissent une atmosphère, un tempérament, une nature expressive...

« Voici un peintre ! Cerredo a tout juste trente ans et est argentin. Il est de ceux sur lesquels on doit compter dans l’avenir. ...

« On a perdu en Europe le secret de la peinture religieuse. Cerredo, Argentin vivant à Paris, en s’inspirant de Cent ans de solitude, retrouve tout naturellement cette spiritualité disparue. ...

« Il peint avec gaillardise, et en plein soleil, des meurtres au lancer dans l’arène des coqs, des mises en bière obscurcies par des papillons jaunes ou encore de ridicules lévitations de petits curés en extase devant une tasse de chocolat. ...

« Moi je suis tango tango, j’ai cette musique dans la peau » pourrait chanter Fabian Cerredo. Cet Argentin résidant à Paris peint comme d’autres jouent du bandonéon : tout à tour languide ou passionné, harmonieux ou tranché...

« (…) Fabian Cerredo ne peint pas pour vivre mais pour continuer à vivre. Plus beau, plus fort, plus loin. Sa peinture n’est pas tant à l’huile qu’à l’alcool. À trop forte dose, bien entendu, dans des chaleurs écrasantes, des moiteurs torrides...

« Héritières de la grand tradition baroque, la force et la légèreté de ses coups de pinceaux génèrent des figures incroyablement énergiques et dégoulinantes. C’est plein de bouches et de sexes féminins grands ouverts, d’embrassades au risque de l’étouffement... (cliquez ici pour plus d'extraits lu dans la presse)

« Portraits de chanteurs, musiciens, personnages anonymes, jeunes mariés, crucifixions ou natures mortes sont autant de thèmes, issus du quotidien et de l’Argentine de sa jeunesse, que sa mémoire en éveil réverbère dans les tissus éclatés de sa peinture. ...

« (…) Ces gourmandises picturales permettent à l’artiste de tordre le cou au réel pour en extraire la quintessence d’une humanité déchue. Fabian Cerredo aime raconter en peignant dans la démesure et une luxuriance magique qui séduit. ...

« Imprégnée d’architecture coloniale et de goût espagnol, sensible à la liberté des arts populaires, la peinture de Fabian Cerredo, Argentin installé en France depuis plus de vingt ans, revendique une certaine démesure latino-américaine. ...

« (…) Le pinceau de Cerredo ne dessine pas, il façonne. Chaque signe tracé sur la toile s’y incarne. Chaque trace, aussi cambrée qu’une cuisse de nymphe, plus épaisse et tourbillonnante qu’un intérieur d’intestin de vache, en appelle aux sensations. ...

« (…) Cerredo, quels que soient ses thèmes, joue essentiellement sur trois facteurs : la pulsion mesurée du geste, la médiation hiérarchisée des antagonismes chromatiques et la juste éloquence d’une matière souveraine...

« Le peintre argentin Fabian Cerredo est mort, mercredi 2 mars, à l'hôpital de Cergy, près d'Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise) où il vivait. Il était âgé de 47 ans.
Né le 20 novembre 1957 à Buenos Aires, Fabian Cerredo était diplômé... (cliquez ici pour plus d'extraits lu dans la presse)



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" Ed io anche son pittore " (Et moi aussi je suis peintre).
Le surgissement d’une œuvre a toujours quelque chose à voir avec le merveilleux. Même s’il s’agit, la plupart du temps, d’un travail forcené de la raison.
On pourrait juger obsolète le distinguo philosophique posé au XVIIIème siècle par Emmanuel Kant, entre le « sublime », avec ses tendances à la sauvagerie,
à la rudesse et à l’excès, et le « beau », plus contrôlé et poli. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

Faire concurrence à l’état civil, disait Balzac. Tel était le propos de la Comédie Humaine, qui recréait un univers entier. Tel sera celui de la longue série qu’entame Fabian Cerredo un beau jour de 1984 - au moment même où Milva chante Años de soledad avec Astor Piazzolla au théâtre des Bouffes du Nord à Paris -,
en réinventant la peinture à partir de Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

« Il y a un moment où le travail sur une série devient un carcan, expliquera Fabian en 2001. Après Cent ans de solitude, j’ai cherché un thème plus universel.
Je me suis dit : Caprices, Mythes et Désastres. Je venais de divorcer, de quitter ma première galerie. J’ai eu envie de travailler sur le sacrifice de l’hymen,
et sur la femme à la fois sacrée et sexuelle. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

« Borges disait qu’il écrivait quand une obsession l’empêchait de dormir ». Et ce qui empêche Cerredo de dormir à l’aube des années 1990, c’est le tango.
Et pas seulement ce Volver de Carlos Gardel, qu’il braille aux étoiles les nuits sans lune, au sortir de banquets gargantuesques entre amis, quand il sent lui-aussi
« que la vie n’est qu’un souffle et qu’avoir vingt ans n’est rien ». ... (cliquez ici pour le texte en entier)

Pour beaucoup, la première réaction a été de se boucher les yeux. Cette nouvelle série rencontre une certaine incompréhension à sa naissance, quand elle est dévoilée, le jour anniversaire des quarante ans de Fabian Cerredo, à l’Espace Paul Ricard. Malgré quelques milliers d'années de "civilisation", la barbarie a toujours le goût de l'universel mais on n’aime guère mettre sous les yeux l'équarissage pour tous. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

Peut-on parler d’une série à propos de Mes Paysages ? D’un désir plutôt, qui garde la marque de l’inachevé : celui, au départ, de transcrire quatre paysages comme quatre saisons d’une existence. La peinture de paysage non comme impression, mais comme exil et adoption, totalement éloigné de l’œil d’un Monet pour mieux rejoindre la mémoire triste d’un Cremonini ou d’un Peter Doig. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

Relisant un jour par hasard le Candide de Voltaire, j’y découvris - tant la mémoire est sélective et ne retient
finalement que ce que tout le monde en dit - les incroyables aventures de ce pitoyable héros au Nouveau Monde, qu’il aborde de manière significative par Buenos Aires dès le chapitre 13. ... (cliquez ici pour le texte en entier)

Si le tango est une pensée triste qui se danse, l’opéra est une folie qui se chante. De l’un à l’autre, il n’y a qu’un pas : à la nostalgie du premier répond en écho
le lyrisme du second. Plus qu’un commentaire musical, la brève mais virulente série sur l’Opéra est une étude sur la folie. Fabian Cerredo la présente en novembre 2000, pour le passage d’un siècle fou... (cliquez ici pour le texte en entier)

« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était déserte et vide ; les ténèbres couvraient l’abîme, et le vent de Dieu battait la surface des eaux. Dieu dit Que la lumière soit ! Et la lumière fut ». Telles sont les premières lignes de la première page du premier livre. Le peintre, chaque fois qu’il se plante face à une nouvelle toile vierge, espère vivre cette expérience de la Création... (cliquez ici pour le texte en entier)

« Buveurs très illustres, et vous, vérolés très précieux, c’est à vous, et à personne d’autres, » qu’est dédiée cette gargantuesque série.
Le 14 juillet 2000, par une très chaude journée, Fabian Cerredo partit de bonne heure pour la plage de Jullouville, au nord de la baie du Mont Saint-Michel,
pour y lire tout à son aise - et en plein soleil - le Gargantua de Rabelais... (cliquez ici pour le texte en entier)

Fabian aimait « toutes les histoires salaces originelles», se souvient son épouse, Cécilia ; « celles de l’Ancien Testament, d’abord. Mais il reniait pas mal la culture judéo-chrétienne. Les mythologies grecques et romaines lui permettaient davantage de travailler à proximité, disait-il, des vraies croyances ».
L’enseignement classique rigoureux des beaux-arts... (cliquez ici pour le texte en entier)

De sa formation aux Beaux-arts en Argentine, de son enfance nourrie de souvenirs d’expatriés, Fabian garde définitivement un vif intérêt pour la peinture des maîtres anciens d’Europe. À Paris, lorsqu’il s’y installe, il est de bon ton de n’aimer que l’art du XXe siècle, de s’inspirer des avant-gardes qui ont surgi dans le sillage conceptuel... (cliquez ici pour le texte en entier)

La Difunta Correa
En 2004 Ricardo Mosner organise au restaurant argentin El Sur, sur le Bd St Germain, une exposition du « Colectivo », groupe de peintres argentins vivant à Paris, avec pour thème la mythologie argentine. (Le nom même du groupe, el Colectivo, se réfère aux mythiques autobus de Buenos Aires, décorés à qui mieux-mieux par leurs chauffeurs de guirlandes... (cliquez ici pour le texte en entier)

© Association Cerredo 2007